Des droits à sens unique : il est temps d’agir
On nous demande encore de faire des efforts.
De travailler plus longtemps. D’accepter des horaires plus lourds. De renoncer à des protections qui existaient hier encore. Le discours est toujours le même : il n’y aurait pas d’alternative.
Pourtant, certaines réalités semblent ne jamais devoir changer.
Pendant que des citoyens voient leurs droits sociaux fragilisés, les rémunérations et avantages de nombreux élus restent élevés, cumulables, et rarement remis en question. Ce décalage n’est plus seulement difficile à entendre, il devient impossible à justifier.
Et aujourd’hui, on nous explique que ces droits doivent disparaître. Qu’il faut faire des efforts. Encore.
À force d’expliquer que les sacrifices sont nécessaires pour les uns, mais impensables pour les autres, on abîme quelque chose de fondamental : la confiance.
Plus loin, on entend souvent cet argument : « c’est normal, ce sont des hauts représentants, ils travaillent dur ». Mais représentants de qui, exactement ?
Mais travailler dur, est-ce décider de supprimer le statut des métiers pénibles ? Est-ce remettre en cause les compensations du travail de nuit, pendant que ceux qui votent ces mesures n’en subissent jamais les conséquences ?
On nous demande d’accepter la fin de la reconnaissance des métiers pénibles, la remise en cause des compensations pour le travail de nuit, l’allongement des carrières, l’augmentation des charges, tout en regardant ailleurs quand il s’agit de réduire les privilèges politiques. Ce décalage n’est pas seulement choquant, il est dangereux pour la confiance démocratique.
Être élu n’est pas un privilège, c’est une responsabilité.
Et une responsabilité devrait impliquer l’exemplarité.
Je ne remets pas en cause l’utilité des institutions, ni l’importance de l’engagement politique. Je remets en cause un système où ceux qui décident des sacrifices ne les subissent jamais. Où l’on justifie des rémunérations élevées par un « travail acharné », alors que ce même travail consiste parfois à supprimer des protections sociales conquises de longue lutte.
Cette pétition n’est pas contre des personnes.
Elle est pour un principe simple : l'équité
Nous demandons :
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une limitation réelle du cumul des mandats,
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une transparence totale sur les rémunérations et avantages,
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une cohérence entre les efforts demandés aux citoyens et ceux consentis par les élus.
Les citoyens ne demandent pas l’impossible.
Ils demandent simplement que la justice sociale ne soit pas à sens unique.
Si vous aussi vous estimez que le fossé entre élus et citoyens est devenu trop grand, alors signez.
Parce qu’une démocratie ne peut pas survivre longtemps quand ceux qui la font vivre ont le sentiment d’être sacrifiés.
Kheira TRAD Contacter l'auteur de la pétition