halte a la destruction de la recherche scientifique
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bon jojo
mais je l'avoue au pied de la retraite, toi et ben pouvez marquer un bon point, si c'est le cas..nombre de jeunes (et moins jeunes :-)) chercheurs vous seront reconnaissant!
Préparez les chaloupes...
Pr Yves Benyamin,Ecole Pratique des Hautes Etudes
En effet, nos labos sont exsangues et nous ne faisons plus que chercher des financements pour nos labos diluant, voire distordant nos compétences pour coller mieux aux appels d'offres. J'ai envie de dire à notre futur Président de la République : augmenter tout de 1.5 (les crédits récurrents des labos et tous les postes aux concours ITA/ Chercheurs/ Enseignants-Chercheurs) et vous ne vous tromperez guère. Arrêtez tous ces EX (Labex, Idex, Equipex) qui vont toujours aux mêmes, au détriment du plus grand nombre qui n'a plus rien, car il faut bien trouver l'argent des EX quelque part ! Ces EX, c'est la cerise sur le gâteau mais s'il n'y a plus de gâteau, la cerise ne va pas tenir longtemps. Redonner les moyens d'avoir de beaux gâteaux et ensuite, seulement, pensez aux cerises mais pas à la place !! Nos crédits récurrents n'ont fait que baisser de 10 à 15% chaque année depuis 4 ans............. Redonnez nous de l'oxygène en refinançant correctement les labos, en augmentant les postes et les possibilités de promotions de nos chercheurs et ITA, et nous pourrons poursuivre notre tache dans ce métier qui ne devrait être que du bonheur, car c'est une chance d'être un(e) "estudieux (se)".
Estudieux (se): celle et celui dont l'essence du travail est d'étudier, de comprendre, de poser des questions, d'apporter des éléments de réponse avec ses collègues et pas contre, et de transmettre des connaissances, de l'enthousiasme, de l'énergie. L'estudieux (se) est celle et celui qui peut éventuellement penser que l'accès aux connaissances et que le fait d'avoir du plaisir dans son travail peut rendre heureux et donc mieux à même de bâtir du positif dans la société.
J'aimerais tant, revenir à cette définition du chercheur-estudieux !!!
Dr. Hélène BOEUF
Chercheuse, CNRS
"Estudieuse" à Bordeaux.
EX
L'AERES est superflu, mais l'idée d’évaluer le performance par équipes est a maintenir.
La dotation ANR et l'organisation en équipes doit converger en effet vers un fonctionnement ou 25-30% des demandes sont financés.
Le statut fonctionnaire pour les jeune chercheurs est un luxe, pour les ITA, surtout avec le NOEMI, est une aberration de gestion RH.
Pour résumer mon point de vue je me demande souvent si "l'excellence transversale" dont on nous gave n'est pas tout simplement un danger majeur pour le "sérieux".
Re:
#12: des bonnes elements mais... -
Ta remarque sur les mandarins est juste, mais paradoxalement, le système des EX renforce le statu de mandarinat en y rajoutant l'anonymat et l'opacité. Résultat, les mieux informés et les mieux placés savent comment faire pour se retrouver dans toutes les demandes où l'on peut toucher quelque chose. Tout le monde connait autour de lui un responsable de laboratoire qui ne sait pas comment dépenser son argent avant la fin de l'année car il doit jongler entre 2 ou 3 ANR, 1 ERC, quelques contrats INCa, ARC, LNCC, FRM, etc... Mais maintenant il peut aussi espérer grappiller sur les EX... Pendant ce temps, d'autres se voient refuser une ANR parcequ'ils n'ont obtenu que 9,5 sur 10 de la part des rapporteurs... Sans aller jusqu'au saupoudrage improductif, la répartition des fonds pour la recherche devient de plus en plus concentrée sur quelques équipes triple A+ qui n'en n'ont pas tant besoin. Les autres doivent disparaitre progressivement. Jusqu'où doit-on aller ?
D'autre part, je ne suis pas farouchement opposé à l'AERES ni au principe d'évaluation par équipe. Le problème n'est pas l'évaluation, mais ce qu'on en fait. La mentalité actuelle semble être de vouloir à tous prix dénicher les mauvais élèves pour les "punir" au lieu de tirer par le haut et d'aider les équipes en difficulté à redresser la barre. Les experts étrangers au sein des Comités de visite AERES, pourtant pas spécialement tendres dans leur évaluation, sont choqués et scandalisés par cette mentalité de la sanction et de la punition que nous devons apparemment à nos chers députés (c'est eux qui ont par exemple demandé expressément à ce que les notations AERES soient publiées sur le net). Arrêtons simplement de rendre publics les notations et les rapports pour commencer. Connaissez-vous un seul pays, notamment anglo-saxon, qui afficherait au pilori ses laboratoires en difficulté ? L'AERES fera ce que les EPST et le législateur lui demande, ce n'est qu'une agence à leur service. Il suffit de revoir ses missions.
Courage, plus que quelques semaines à tenir !
Décalage entre les discours et les faits
Quelques exemples de la mauvaise utilisation des évaluations AERES:
- au début, l'INSERM a décidé de fermer les équipes classées C. Puis, la note C a quasiment disparu car soit les équipes ont été fermées, soit les unités ont fait en sorte de se restructurer avant l'évaluation pour éviter le massacre. Du coup l'INSERM s'est attaqué systématiquement aux équipes notées B. Bientôt il va falloir tapper dans le stock des A pour rechercher les "mauvais" élèves !
- rien n'empêche aujourd'hui un expert de l'ANR de jeter un coup d'oeil à la notation AERES des équipes pour s'assurer qu'on donne bien aux A+ (pas à tous bien sur...) et surtout pas aux A ou aux B, il manquerait plus qu'ils réussissent à trouver de l'argent pour s'améliorer !!!
primes d'ex
De l'évaluation et de son indépendance
Cette pétition est justifiée et comporte des diagnostics justes mais ses propositions sont dévoyées. Je ne signerai ce type de pétition que s'il reconnait d'abord nos défauts de fonctionnement, nos lâchetés, nos abandons puis propose les procédures authentiquement démocratiques - "sauvons la recherche" n'était pas démocratique - qui revoient de fond en comble nos procédures d'évaluation et de recrutement. Ces procédures sont à l'heure actuelle profondément pourries et la majorité de nos décideurs en la matière n'ont aucune, mais vraiment aucune légitimité scientifique ou disciplinaire.
Amr Helmy Ibrahim
Professeur des Universités
[email protected]
Je suis en mission pour une collaboration à l’université de Yale et je constate comme à chaque fois qu’ici les responsables scientifiques n’émiettent pas leurs efforts comme nous le faisons sur une myriade de demandes de financement et que les résultats et la confiance font office de compte-rendu d’activité
Révolutionner l'université et la recherche en partant des acteurs effectifs
Elle doit être le point de départ d'une réflexion totalement renouvelée sur le fonctionnement pyramidal et non démocratique de l'université et de la recherche, sur le mode de recrutement obscur et encore plus partisan qu'à l'époque des commissions de spécialistes des MC et Pr, sur le statut très injuste des HdR qui ont les mêmes responsabilités d'encadrement que les Pr sans en avoir le salaire, et enfin et surtout sur l'attribution des crédits de recherche en fonction de critères transparents et connus.
Re: primes d'ex
Merci d'avoir souligné ce problème.
Certaines sections ont refusé de sélectionner des candidats pour cette prime.
Les autres ont distribué des primes, pour qui?????? on ne le saura jamais, mais certainement toujours aux mêmes, à ceux qui ont déja eu un prix par ex.....
Voici une pétition à lire et à signer, car elle montre bien l'état réel de la recherche en France. De plus, elle liste quelques mesures peu couteuses qui pourraient restaurer la compétitivité de nos laboratoires de recherche qui a été largement entamée par un excès de pilotage et de lourdeurs administratives.
Sylvie
Chercheur au CNRS
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