PETITION : rendez-nous nos 160 places au concours A vétérinaire

En France, les études de vétérinaires sont mondialement réputées pour dispenser un enseignement d’excellence. Il existe trois voies majeures d’accès aux Ecoles Nationales de Vétérinaires (ENV). Celle offrant le plus de places jusqu’à ce jour étant le concours A, accessible après avoir suivi la classe préparatoire BCPST. Mais elle est aussi la plus difficile avec plus de 34 h de cours par semaine sans compter le travail personnel. Ce concours est également le plus difficile, en comparaison des exigences des concours B ou C. Pour les autres voies d’accès, ce sont seulement 30 heures et à peine 20 pour la fac. Plus de 2000 étudiants présentent malgré tout ce concours par cette voie chaque année. Et ce pour seulement 460 places environ. Les élèves sacrifient énormément pendant deux, voire trois années, pour obtenir le précieux sésame via ce prestigieux concours. Beaucoup échouent malgré un excellent niveau scolaire. Depuis la rentrée de septembre 2021, une nouvelle voie publique a été ouverte : la PACENV (Première Année Commune aux Ecoles Nationales Vétérinaires). Ainsi, 160 élèves, recrutés directement via « Parcoursup », obtiendront leur diplôme en 6 ans au lieu de 7 ans actuellement et donc sans passer de concours... Cette nouvelle voie crée intrinsèquement une inégalité de traitement pour tous les bacheliers de ces dernières années (souvent pourvus de mentions « bien » ou même « très bien ») qui auraient pu prétendre à une sélection directe post-bac. Car les 160 places en cause sont exclusivement retirées sur la voie A du concours, celle de la prépa BCPST. Offrant donc cette année seulement 300 places en ENV via le concours A au lieu des 460 l’année dernière. Décision incompréhensible au vu de l’exigence et de la difficulté du cursus Prépa, décision injuste pour des étudiant(e)s dont le projet de devenir un jour vétérinaire a engagé des sacrifices incommensurables, décision qui n’a d’autre effet que de réduire de 30% le nombre de places accessibles en ENV et donc de réduire quasi à néant le taux de réussite. Les voies B et C (qui correspondent au cursus Fac et prépa ATS) ne sont pas affectés par cette réforme... Pour quelles raisons ? Les étudiants tentant une seconde fois le concours A via la Prépa BCPST cette année, se voient alors extrêmement lésés par cette décision. Juridiquement, cela est constitutif d’une perte de chance, ce qui est condamnable en droit français. Nombre de recours pour ce motif ont obtenu gain de cause... D’autant plus, qu’en conséquence de la réforme du baccalauréat, le programme change en quelques point à partir de cette rentrée. Par souci d’équité, les étudiants qui tenteront le concours pour la première fois en 2022 auront alors 3 chances au concours, une avec le programme actuel et deux avec le nouveau programme, qui ne change que très peu d’ailleurs. Avec cette réforme des accès, une partie des étudiants a totalement été SACRIFIEE, celle qui a déjà tenté le concours en 2021 et qui le tentera à nouveau en 2022 puisque limitée à deux tentatives... Sans oublier que ce sont ces mêmes étudiants qui ont eu un semestre de cours en distanciel à cause du premier confinement de mars 2020... La France est un important pays d’élevage (environ 172 000 exploitations en 2016), actuellement menacée par une pénurie grandissante de vétérinaires. Dans plusieurs régions ou départements, leur nombre a été divisé par deux en moins de cinq ans, ce qui oblige les cabinets à couvrir des secteurs toujours plus vastes et à rallonger considérablement les délais d’intervention. Ces retards remettent en question le bien-être animal et conduisent même parfois à des décès d’animaux en cas de soins réalisés trop tardivement. Ce phénomène va continuer à s’accentuer avec une moyenne d’âge élevée des vétérinaires ruraux dans notre pays et les nombreux prochains départs en retraite. Par ailleurs, le nombre de foyers possédant un animal de compagnie, en ville comme à la campagne, ne cesse d‘augmenter. La France devra t’elle souffrir d’un manque criant de vétérinaires comme elle manque aujourd’hui de médecins, en ville comme à la campagne... Nous observons par ailleurs que pour bon nombre de vétérinaires exerçant en France, environ 40% ont obtenu leur diplôme à l’étranger (Belgique, Roumanie, Italie, Espagne, Portugal.... La liste est longue !) faute d’avoir essayé ou réussi dans notre pays. Contrairement à d’autres disciplines, aucune équivalence n’est exigée pour revenir pratiquer en France après l’obtention d’un diplôme étranger. C’est pourquoi, par souci d’équité et sans préjuger de l’engagement d’un recours contre l’Etat pour perte d’une chance, nous souhaitons que les 160 places soient maintenues pour le concours A vétérinaire pour 2022 au même titre que les places du numerus clausus des PASS et PACES l’année dernière. Pour nous soutenir, signez notre pétition...


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