Appel à la reconnaissance des professions du spectacle en Suisse romande
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Rester précis - respecter les mots
#124: Romain Aury-Galibert - Merci à Laurent Nègre
Cet appel n'a d'autre pr...étention que d'évaluer la densité et la détermination des soutiens multiples en faveur de la défense des métiers du spectacle et de l'élaboration d'un statut particulier pour ces professions.
Les initiateurs et premiers signataires de cette pétition ne sont pas anonymes, leurs noms sont consultables parmi les 25 premiers signataires. J'en suis un et je ne m'en cache pas.
Les initiateurs n'ont aucune velleité de diviser, ni de régner ( sur quoi? ) mais bien plutôt l'ambition folle de croire qu'une démarche démocratique de réveil et d'action reste possible - au sens large et sans en connaître encore tous les paramètres et les contours - pour contrer le triste sort réservé aux professionnels du spectacle, suite à la votation de la 4e révision sur l'assurance chômage.
Le soutien massif apporté à ce texte dans un délai si court devrait donner à toutes les personnes soucieuses de la défense des intérêts des professions du spectacle une force nouvelle et l'assurance de voir la cause portée par une masse critique réactive et concernée, au-delà des appartenances et des courants politiques.
bone chance et belle journée.
Re: Diviser pour mieux perdre
#37: Jean-Pierre Potvliege - Diviser pour mieux perdre
Ouvrir de nouvelles portes afin d'améliorer l'employabilitée des travailleurs du spectacle.
... viennent en débattre lors des séances organisée par le syndicat.
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Je remercie le SSRS pour son engagement et son travail et loin de moi, l’idée de diviser pour perdre, mais il me semble opportun d’utiliser la tribune qu’elle offre.
Il me semble en effet que la proposition du SSRS concernant l’employabilité des travailleurs du spectacle et de l’audiovisuel pose problème. Elle va à rebours de ce qui s’est heureusement passé ces vingt dernières années dans les domaines du théâtre et de l’audiovisuel, à savoir, une professionnalisation de l’ensemble de la branche.
En proposant ce programme intitulé «Nos métiers», axés sur le développement d’activités «hors scène» comme la médiation culturelle ou l’animation, le SSRS discrédite ces métiers, qui demandent des formations spécifiques.
Ce programme ne tient par ailleurs pas compte des difficultés à concilier un temps de création (souvent bien plus qu’un 100%) avec un engagement fixe auprès d’un autre employeur (comme l’enseignement). La plupart des intermittents du spectacle, qui ont exercé de manière régulière un métier «hors scène», ont finalement abandonné leur profession dans le domaine du spectacle, suite à des incompatibilités d’horaires et de plannings. C’est ainsi que les arts vivants perdent des professionnels confirmés et donc des savoir-faire.
Ce jeu dangereux, qui consiste à dire que «nous voulons vivre de nos métiers» tout en nous proposant d’en exercer un autre, prépare admirablement le chemin au SECO (Secrétariat d’Etat à l’Economie) qui, au fil des révisions de la LACI, a montré qu’il souhaitait nous «réinsérer durablement». Ce qui, au vu du marché du travail dans nos professions, consiste à nous demander de changer de profession.
Pour expliquer la situation à ceux qui l'ignorent
" Pour résumer, la nouvelle loi a été créée pour endiguer le chômage de longue durée sans tenir compte de la situation particulière des intermittents du spectacle qui sont tous des "chômeurs de longue durée". Une démarche de la même nature a été lancée au Danemark il y a plusieurs années engendrant une situation catastrophique dans le milieu artistique. Plus de 60% de la masse des intermittents ont dû renoncer à leur métier.
Danseur du ballet Béjart, comédien, machinistes, directeurs de production, musiciens à l'opéra, nous sommes tous employés pour des mandats à durée déterminée. Ce qui signifie beaucoup de travail durant une période, puis un creux, jusqu'au nouveau contrat. Le creux ne peut pas être comblé par un emploi fixe, car personne ne veut d'un employé qui travaille durant deux semaines et demande ensuite congé pour exercer son vrai métier !
Les intermittents du spectacle sont donc des gens qui passent leur vie à chercher un emploi. C'est inhérent à leur profession. Mais ceci ne signifie pas se dorer la pilule entre chaque emploi grâce au chômage. Ceux qui veulent faire ça ne le peuvent que durant les deux premières années, ensuite c'est fini, car le chômage les éjecte. Or celui qui veut exercer son métier veut que ça dure tout sa vie. Il lui faut donc renouveler son chômage. Et c'est là que la nouvelle loi pose un gros problème.
Jusqu'à présent, il nous était demandé de faire 12 mois de travail sur deux ans pour voir notre intermittence renouvelée. Cette situation était juste supportable.
La nouvelle loi demande aux intermittents de faire 18 mois sur deux ans. Tout le monde tire la sonnette d'alarme. Les directeurs de théâtre soulignent que des acteurs employés à plein temps sur deux saisons ne parviendront tout de même pas à faire ces 18 mois ! En gros, même si vous êtes reconnu et employé, vous ne vous en sortez plus !
Or nous avons besoin de ces gens. Nous ne sommes pas trop nombreux sur le marché ! Un film par exemple demande au bas mot une cinquantaine de techniciens... où va-t-on les trouver ? En France ? Ah... mais non... suis-je bête... il n'y aura plus de production puisque les réalisateurs, les directeurs de productions, les assistants n'existeront plus !
Si la Suisse veut continuer à disposer de son offre culturelle, il est indispensable de signer cette pétition. Aujourd'hui, personne ne pense construire un immeuble avec deux maçons et un peintre. Aujourd'hui, personne ne joue Casse Noisette avec un danseur, un violoniste et un directeur de ballet..."
Les Artistes sont primordiales
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Re: Re: C'est qui, les "professionnelles du spectacle" ?
#31: Visiteur - Re: C'est qui, les "professionnelles du spectacle" ?
hum ouais... ok super...
Juste pour voir comment les gens se sentiraient avec seulement un boulot, un apparte, un chien... Ouaou!
Pétition
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appel à la reconnaissance des professions du spectacle en suisse romande
Re: Re: Diviser pour mieux perdre
#156: Nicole Borgeat - Re: Diviser pour mieux perdre
Il me semble en effet que la proposition du SSRS concernant l’employabilité des travailleurs du spectacle et de l’audiovisuel pose problème. Elle va à rebours de ce qui s’est heureusement passé ces vingt dernières années dans les domaines du théâtre et de l’audiovisuel, à savoir, une professionnalisation de l’ensemble de la branche.
Je ne pense pas que élargir l'éventail des compétences des travailleurs du spectacle vivant et enregistré va à l'encontre de ce qui s'est passé ces 20 dernières années ; d'autre part des professionnels oeuvraient déjà bien avant 1990.
En proposant ce programme intitulé «Nos métiers», axés sur le développement d’activités «hors scène» comme la médiation culturelle ou l’animation, le SSRS discrédite ces métiers, qui demandent des formations spécifiques.
Ce que nous proposons est que les gens désireux d'avoir des activités hors scène puissent être formés et que ces activités soient financées (par exemple le Valais donne de l'agent spécifiquement pour des médiations autour de spectacle subventionné par eux). Si tu veux se serait comme si tu faisais en dehors de tes projets avec Yann un film institutionnel.
Ce programme ne tient par ailleurs pas compte des difficultés à concilier un temps de création (souvent bien plus qu’un 100%) avec un engagement fixe auprès d’un autre employeur (comme l’enseignement). La plupart des intermittents du spectacle, qui ont exercé de manière régulière un métier «hors scène», ont finalement abandonné leur profession dans le domaine du spectacle, suite à des incompatibilités d’horaires et de plannings. C’est ainsi que les arts vivants perdent des professionnels confirmés et donc des savoir-faire.
Il ne s'agit pas de promouvoir des activités à plein temps mais d'élargir la sphère d'employablitée
Ce jeu dangereux, qui consiste à dire que «nous voulons vivre de nos métiers»
"nos métiers" ne signifient pas ton métier et mon métier mais par exemple le possibilité que j'ai d'être engagé soit comme éclairgiste ou comme directeur technique, ou comme technicien.
tout en nous proposant d’en exercer un autre, prépare admirablement le chemin au SECO (Secrétariat d’Etat à l’Economie) qui, au fil des révisions de la LACI, a montré qu’il souhaitait nous «réinsérer durablement». Ce qui, au vu du marché du travail dans nos professions, consiste à nous demander de changer de profession.
Je suis très pessimiste sur le fait que le SECO accepte que nos professions (la tienne & la mienne) puissent être (en moyenne) 1/3 en emplois et 2/3 au chomage.
Je suis persuadé que la solution n'est pas de concocter de nouvelles solutions précaires aux niveau des ordonnance d'application. Et qu'avant que le législatif fasse une lois prenant en compte nos spécificités il faut mettre en place d'autre solutions.
TchôBizz
Il faut créer un statut pour les intermittents du spectacle en Suisse
Que dire d'un pays européen qui dépenserait des millions pour former des acteurs, des metteurs en scène, des cinéastes, des techniciens, mais qui refuserait de reconnaitre la réalité de leur travail, une fois sortis des hautes écoles?
Re: Re: Re: Diviser pour mieux perdre
#166: Jean-Pierre Potvliege - Re: Re: Diviser pour mieux perdre
Yeap tas raison
"Je suis persuadé que la solution n'est pas de concocter de nouvelles solutions précaires aux niveau des ordonnance d'application. Et qu'avant que le législatif fasse une lois prenant en compte nos spécificités il faut mettre en place d'autre solutions."
Ensemble plutôt qu'individuellement
Parceque
Et oui, il est temps de contester toutes les décisions qui tendent à restreindre les aides à ceux qui déjà ont toujours le minimum. Ras le bol de ces foutus politiciens aux multiples promesses jamais tenues. Ils continuent à piocher dans la caisse des plus faibles sachant qu'il n'y aura que peu d'oposition! Car oui, hélas, il faut avoir les moyens pour faire entendre ses droits. Et, la roue tourne et, rien ne change!
Re: Re: Re: Diviser pour mieux perdre
#166: Jean-Pierre Potvliege - Re: Re: Diviser pour mieux perdre
Je trouve dommage de réserver les mandats de "coach en expression orale et punique" à des psychologues. Les comédiens ont aussi des compétences à faire valoir.
Et la Manufacture l'a bien compris... Alors, entendra-t-on que la Manufacture ne défend pas nos métiers ni leur professionnalisation? Juste pour rire....
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