JUSTICE POUR LES EDUCATEURS DE LA PROTECTION JUDICIAIRE DE L'ENFANCE ET DE LA JEUNESSE DE CÔTE D'IVOIRE.
LE MAILLON CLE DE LA JUSTICE JUVENILE DE CÔTE D’IVOIRE DÉNONCE UNE EXPLOITATION PROFESSIONNELLE ET CRIE JUSTICE.
L'article 49 du décret n°2025-121 du 26 février 2025 portant modalités particulières d'application de la loi portant statut général de la Fonction Publique dispose : « Les Educateurs de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse exercent leurs activités dans l’ensemble des juridictions, organismes, établissements et services du ministère en charge de la Justice ».
La participation de ce personnel qui constitue la cheville ouvrière de la Justice juvénile de Côte d'Ivoire à la bonne administration de la Justice ne souffre d'aucune ambiguïté, mais elle implique des responsabilités, des risques et des sujétions particulières. Malheureusement, depuis plusieurs décennies, ces acteurs clés au service de la justice juvénile sont injustement privés des indemnités liées à leurs fonctions et leurs initiatives auprès de la tutelle ne font point écho.
Convoqués à un congrès Extraordinaire par le SYNAPES-CI, organisation syndicale la plus significative de cette corporation, dirigée par son Secrétaire Général National Stanislas OUALLO, les Educateurs de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse unissent leurs voix pour dénoncer cette injustice qui dure depuis plusieurs années et décider de la conduite à tenir et les résolutions à prendre face à cette situation.
Au terme de ce Congrès Extraordinaire, la motion ci-après a été faite :
1/- le Congrès félicite le Bureau Exécutif National du SYNAPES-CI et salue les Délégués Syndicaux, les Délégués des différentes Promotions de la corporation ainsi que l’ensemble des Congressistes pour les initiatives courageuses et louables prises en vue de la mobilisation des camarades à prendre part à ce Congrès malgré les intimidations et les menaces ;
2/- le Congrès exprime son mécontentement et a dénonce vigoureusement le mépris observé de la part de la tutelle et la lourdeur dans le traitement des préoccupations posées par le SYNAPES-CI ;
3/- le Congrès dénonce avec force l’exploitation professionnelle des Educateurs de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse qui, depuis plusieurs années réalisent leurs missions de service public à tout moment y compris les week-ends et les jours fériés sans aucune contrepartie de l’Etat ;
4/- le Congrès dénonce la privation injuste et injustifiée de l’indemnité de participation à la judicature aux Educateurs de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse depuis plusieurs décennies, pourtant, la participation de ce personnel qui constitue la cheville ouvrière de la Justice juvénile de Côte d'Ivoire à la bonne administration de la Justice ne souffre d'aucune ambiguïté ;
En conséquence de ce qui précède et au constat que cette situation dure depuis plusieurs années, le Congrès a pris les résolutions suivantes :
- Le Congrès encourage le Bureau Exécutif National du SYNAPES-CI à poursuivre le combat entamé en faveur des intérêts de l’ensemble des Educateurs de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse ;
- le Congrès demande respectueusement à Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires pour la satisfaction des préoccupations des Educateurs de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse quant à leur régime indemnitaire ;
- le Congrès demande respectueusement à Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, de bien vouloir suspendre la prestation de serment des Educateurs de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse sur toute l’étendue du territoire national en attendant l’élaboration d’un texte règlementaire pour préciser les modalités du serment prévu pour ceux-ci, en application de l’article 50 du décret n° 2025-121 du 26 février 2025 portant modalités particulières d’application du Statut Général de la Fonction Publique qui prescrit qu’« avant leur entrée en fonction, les Educateurs de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse prêtent serment conformément à la législation en vigueur » ;
- le Congrès a approuvé le principe de la suspension des permanences de jours et de nuits ainsi que des astreintes des Educateurs de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse de Côte d’Ivoire, dans tous leurs lieux d’intervention (Dans les services et établissements de la PJEJ, dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie, dans les Parquets, dans les Cabinets des juges des enfants, des juges des tutelles, des juges des affaires matrimoniales et lors des audiences dans toutes les juridictions pour mineurs).
Toutefois, concernant cette résolution, le Bureau Exécutif National du SYNAPES-CI a été autorisé de poursuivre les discussions avec les autorités compétentes et d’apprécier l’évolution de la situation sociopolitique du pays ainsi que les diligences faites par la hiérarchie dans la dynamique du traitement des préoccupations des Educateurs de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse, puis de décider souverainement de la période exacte de son exécution effective à travers un préavis de grève.
Loin d’eux l’idée de mettre à mal le bon fonctionnement de l’administration de la justice des mineurs, leur démarche vise à informer l’opinion nationale et internationale d’une part que depuis très longtemps, les Educateurs de la Protection Judiciaire de l’Enfance et de la Jeunesse, bien qu’accomplissant leurs tâches avec loyauté, dignité, intégrité et dévouement, sont traités comme des apatrides professionnels au sein du Ministère qui a créé ce corps d’emploi et d’autre part qu’ils subissent des décennies de frustrations et de nombreuses injustices.
Les Éducateurs de la Protection Judiciaire de l'Enfance et de la Jeunesse, s’inscrivant dans la dynamique du dialogue social prôné par le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, souhaitent être entendus et appellent respectueusement les autorités compétentes de leur pays à accorder une bienveillante attention à leur situation, car ce corps est noble et mérite considération.
OUALLO Taïbé Bernard Stanislas, SGN du SYNAPES-CI (07 58 44 01 87)
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